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 Entre normalité et personnalité...

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Maskaoz
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MessageSujet: Entre normalité et personnalité...   03/06/07, 10:38 pm

... il n'y a pas qu'un pas, mais un fossé que l'adolescence creuse, et que souvent la précocité intellectuelle empire.

Je me permettrais pas de donner des leçons sur un forum où personne ne me connaît ni mon histoire. Donc, je vais tenter de faire lisible.

Dans une famille à moitié faussement bourgeoise et de l'autre traditionnelle et ouverte, difficile de se faire une autre opinion que l'absence de toute normalité. Apprendre à lire devant le Juste Prix et La Roue de la Fortune (les anciennes versions, pas celles avec les péripatéticiennes de maison close d'étron qui donnent autant d'intérêt que d'audimat) lorsqu'on a 3 ans, ça en défrise pas mal. L'enfance n'a été qu'une représentation du décalage que la plupart des EIPs ressentent, et au niveau social, c'est assez criant de vérité, surtout lors des sauts de classe.

Je n'ai pas fait de 3ème année de maternelle parce que je savais déjà plus ou moins écrire (et entre nous, ça explique pourquoi j'écris comme un médecin aujourd'hui) et je n'ai fait que 6 mois de CP avant de sortir à ma prof de CE1 qu'elle était moche comme un pou (ce qui était vrai, elle était aussi ignoble qu'une autruche sur un tableau de chasse). À mon époque, les tiges de bambou ne servaient officiellement qu'à faire peur. il avait quand même les règles au bout des ongles (et entre nous, ça explique pourquoi j'écris comme un médecin manchot aujourd'hui). Cette démarche s'est prolongée jusqu'au début de l'adolescence des autres : incasable dans le creuset de l'enfant rieur, joueur et un peu sale gosse dans l'âme. Plutôt à placer parmi les vilains petits canards, à côté des appareils dentaires qui ressemblent à des grillages, des carreaux qui servent de lunettes et de ceux qui étaient, eux aussi, des stigmatisés.

Erving Goffman parlait du stigmate comme un discrédit entre l'identité sociale virtuelle et l'identité sociale réelle, traitée en terme de relation et non d'attributs. en clair, à cet âge-là, on ne définit la norme qu'en fonction de ce que l'on voit et de ce qu'on l'en montre. Et à cet âge-là, personne, EIP ou pas, n'a les clefs pour se créer un soi social qui soit suffisamment abouti pour faire émerger une personnalité forte.

Une fois arrivée l'adolescence, vient également la transition intellectuelle du raisonnement hypothético-déductif : on assimile l'abstrait comme un raisonnement parfois fiable, comme le concret. Dès lors, les marginalisations sont profondes, mais elles sont surtout réciproques. Ce décalage entre l'identité réelle et l'identité virtuelle compromet l'identité sociale : ça justifie le plus souvent la dyssynchronie décelée par le professeur Terrassier.

C'est à partir de l'adolescence que, je crois, cet écart fait le plus souffrir. le collège et le lycée sont les passages les plus compliqués dans des rapports instables pour chaque adolescent normal, et démultiplié par l'hypersensibilité d'un EIP. Passage à l'acte. Passage à tabac. Cet affront que nous fait subir la recherche de la normalité par les autres nous rend alors schizophrènes : on tient à être normal pour ne plus endurer cela, mais on tient aussi à se préserver, à se protéger. La dissimulation de l'information sociale permet un rapprochement, mais également une méfiance. À force de cacher ce qui semble anormal, on cache également l'essentiel. Dès lors, une isolation différente se créé, beaucoup plus perverse et pernicieuse : la solitude ne devient pas une conséquence de soi, mais un constat de soi. C'est souvent à partir de là que commencent dépressions, culpabilisations et remise en question, tournant autour d'un même dilemme : vaut-il mieux être normal ou être soi-même ?

Cette interrogation, tous les adolescents du monde se la sont posée. Des fashion victims aux marginaux purs. et lorsqu'on a une tendance émotionnelle à mettre beaucoup d'ampluer à chaque question existentielle, ce dilemme devient souvent un chemin de croix pour les adolescents, avec souvent des extrêmités que trop de gens n'envisagent pas. Des tentatives de suicide, des scarifications, des expressions d'anormalité qui nous paraissent les plus alarmantes pour être les plus équivoques, afin de réveiller tous ces endormis qui peuvent nous aider à répondre à cette question.

celle-ci trouve sa réponse avec une seule aide : l'expérience. je ne parle pas de tout vivre, tout essayer pour tout comprendre, soi y compris. c'est plutôt dans l'autre sens que ça fonctionne. notre personnalité ne découle pas totalement de la norme sociale telle qu'elle est établie dans nos environnements respectifs. elle découle de nos réflexions, mais aussi de nos vécus. beaucoup d'EIPs vivent par procuration, tiennent un raisonnement théorique juste mais en oublient la dimension émotionnelle ou ne la reproduisent pas correctement. et toute l'empathie du monde n'y suffit pas. je parle en connaissance de cause : l'être humain vit assez de phénomènes émotionnels pour qu'ils ne soient pas seulement expliqués, mais vécus.

je suis encore bien jeune, mais j'ai encore trop vécu dans certains domaines pour véritablement m'épanouir. parce que l'expérience m'a permis de distinguer ce que je suis et ce que je crois. ce que je ressens et ce que je pense. oser donner une opinion objectif et un sentiment personnel sur une même discussion et à une même personne.

Offrir la sordide tranquillité de la norme, ça a ses atouts. Mais sa première limite, c'est soi-même.
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DarkKillercow
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MessageSujet: Re: Entre normalité et personnalité...   04/06/07, 04:04 pm

Et si, justement, la norme fait peur au paaauvre, paaauvre petit EIP en train de construire sa personnalité ? Et si à cause de ça, ce pauvre enfant tient à tout prix à ne pas faire partie de la norme, rejette, parfois avec violence, les gens qu'il considère normaux ? Que faire s'il se marginalise volontairement, et plus qu'il ne l'est normalement ? Si son paraître est moins normal que celui qu'il est vraiment.

Et si ca dure trop longtemps. Comment retrouver sa vraie personnalité... Si on ne sait pas laquelle est la bonne ?



Par contre, j'ai pas compris le passage où tu parles de l'expérience, tu peux me réexpliquer ? Selon toi, vivre le plus de choses possible est il un plus ou un moins ?
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La Sauvage
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MessageSujet: Re: Entre normalité et personnalité...   04/06/07, 05:06 pm

Je ne suis pas sure que tous les adolescents du monde se sont posés la question de la normalité ou personnalité.. il suffit de passer un peu de temps dans un collège pour s'appercevoir que la majorité ne se pose aucune question et fonce tête baissée dans la brêche du comportement de troupeau. Ça a l'air d'être automatique, on dirait que le système les mène sur cette voie, comme un courrant, ils n'ont qu'à se laisser amener et ils font partie de la norme. Mais si tu veux preserver ta personnalité faut remonter le courrant ou jamais s'y engager (quasiment impossible) c'est très dur d'aller à contre courrant et de devenir un animal solitaire (mais qui sait ce qu'il est) mais le eju en vaut la chandelle. Le comportement en groupe la plupart du temps est foncièrement different du solitaire. Normal, on retrouve le trouveau et on se sent plus fort. Tout seul on ira moins faire des conneries mais il se trouve que tout le système scolaire français encourage cet aspect de groupe. Le travail en groupe est privilégié surtout en primaire, ensuite on vous demande à ce que ce soit du travail personner quand on bosse sur un DS, tu m'étonnes qu'il y a des aides qui circulent! On sort dans la rue, de nouveau le groupement qu'on nous sort sur la table: il faut pas rejeter les noirs, les sero-positifs, les musulmans etc etc. Comment voulez vous qu'on s'y retrouve? Bah on s'y retrouve pas, on prend la voie la plus facile.....
Le souhait des EIP c'est d'être intégrés.. ça revient au groupe et je-ne-sais-plus-qui disait "À plus de 4, on est des co*ns". Elors peut être faudrait-il plutôt viser un respect de la personnalité de chacun, une co-habitation plutôt qu'une fusion..
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Cèl
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MessageSujet: Re: Entre normalité et personnalité...   04/06/07, 06:09 pm

Moi c'est vers le début que j'ai pas trop suivi, excusez je suis pas trop en forme en ce moment :)

Citation :
notre personnalité ne découle pas totalement de la norme sociale telle qu'elle est établie dans nos environnements respectifs. elle découle de nos réflexions, mais aussi de nos vécus. beaucoup d'EIPs vivent par procuration, tiennent un raisonnement théorique juste mais en oublient la dimension émotionnelle ou ne la reproduisent pas correctement .et toute l'empathie du monde n'y suffit pas.[…]
Et je suis d'accord avec cette partie. J'ai rien d'autre à dire, je vois pas comment mieux expliquer. J'ai passé mon enfance et le début de mon adolescence à rechercher des plans d'avenir parfaits, à apprendre et comprendre toujours en théorie.. finalement tu fais un bilan de ta vie et tu vois que tu ne sais rien. On ne peut pas parler/critiquer/encourager des choses que l'on a jamais vécu. J'ai peut-être compris de travers ce que tu dis mais bon :)

La sauvage a écrit:
Je ne suis pas sure que tous les adolescents du monde se sont posés la question de la normalité ou personnalité.. il suffit de passer un peu de temps dans un collège pour s'appercevoir que la majorité ne se pose aucune question et fonce tête baissée
J'allais te dire que je ne suis pas d'accord, mais c'est peut être parce que j'ai été dans une classe de filles et que je ne faisais pas particulierement attention aux autres. Tous cas je me suis aperçu que pas mal d'entre elles se donnaient une image de star, alors qu'au fond elle était très anxieuse et avaient des problèmes comme tout le monde. J'avais jamais réalisé et j'ai compris que moi aussi je jugeais mal les gens, seulement sur leur apparence ou leur façon d'être. Pour ça que j'évite de dire (quand j'y pense :p) que telle ou telle personne, parce qu'elle parle ou agi ainsi, n'est pas capable de se poser des questions existencielles. M
Fin t'as raison, c'est surement limité selon les individus. Y en a qui aiment se prendre la tête :) et d'autres qui préfèrent sortir en boite pour oublier tout ça( y en a qui aiment faire les deux, y en a surement que ça atteint pas..je sais pas! faudrait faire un sondage xD). Mais je pense qu'il y a plus d'ados que tu crois qui se posent la question (dans les collèges donc Grin)
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MessageSujet: Re: Entre normalité et personnalité...   04/06/07, 09:33 pm

J'ai relu trois fois parce que je comprenais pas tout le texte *d'ailleurs il y a encore des points un peu flous ^^*
Je retiendrais particulièrement ce que tu dis sur l'expérience, j'espère qu'elle aussi m'aiderait à me trouver, car comme dirait DarkCow . .

DarkKillercow a écrit:
Et si ca dure trop longtemps. Comment retrouver sa vraie personnalité... Si on ne sait pas laquelle est la bonne ?
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MessageSujet: Re: Entre normalité et personnalité...   04/06/07, 11:34 pm

DarkKillercow a écrit:
Et si, justement, la norme fait peur au paaauvre, paaauvre petit EIP en train de construire sa personnalité ? Et si à cause de ça, ce pauvre enfant tient à tout prix à ne pas faire partie de la norme, rejette, parfois avec violence, les gens qu'il considère normaux ? Que faire s'il se marginalise volontairement, et plus qu'il ne l'est normalement ? Si son paraître est moins normal que celui qu'il est vraiment.

c'est exactement ce dont je parle : la norme est établie par tout un chacun, et tout un chacun fait un choix durant l'adolescence concernant ce rejet ou cette participation à la norme.

or, en soi, se marrginaliser ou faire partie de la masse aboutissent au même constat : devient-on soi-même pour autant ? il y a trois chemins : celui de la norme à respecter à la lettre, celui de la mise en perspective (la marginalisation, quoi), et il y a l'équilibre entre les deux. je te laisse deviner lequel permet de devenir réellement soi-même.

DarkkillerCow a écrit:
Et si ca dure trop longtemps. Comment retrouver sa vraie personnalité... Si on ne sait pas laquelle est la bonne ?

Ca peut durer très peu comme beaucoup de temps. je te dirais même que des gens passent leur vie à se chercher. on se cherche parce que quelque part, on se ment. socialement, personnellement, intuitivement, sentimentalement... l'humain est faillible et perfectible, c'est pour ça qu'il se cherche. l'EIP, il a tendance à mettre tout ça en balance de manière moins posée parce que plus émotionnelle, plus concernée, plus forte... et plus difficile à contrôler, justement.

on ne retrouve pas sa personnalité, surtout quand on a entre 14 et 20 ans. on la (re)construit Wink

DarkkillerCow a écrit:
Par contre, j'ai pas compris le passage où tu parles de l'expérience, tu peux me réexpliquer ? Selon toi, vivre le plus de choses possible est il un plus ou un moins ?

selon moi, certains EIPs ont tendance à s'appuyer sur leurs raisonnements fins et affûtés pour comprendre les choses. c'est bien, mais il y a une dimension émotionnelle à laquelle ils ne pensent pas. et la réaction émotionnelle de tout un chacun modifie la perception de nos actes. on peut pas comprendre la réaction de certains drogués ou de certains alcoolos si on n'a pas été confronté au moins indirectement à ça dans notre environnement.
je ne parle pas de tout vivre pour dire "je sais ce que c'est". c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres, ça. mais je crois qu'il faut savoir mettre nos raisonnements théoriques en suspens jusqu'à ce qu'il y ait un vécu émotionnel qui le nuance, le précise.

prenons par exemple, je sais pas, moi... un match de foot et des supporters.
tu peux sortir une critique fine sur un joueur qui sonnera 40 fois juste, si tu n'as jamais joué au ballon, difficile d'accorder ta logique froide avec celle d'un mec qui a couru une heure et demi derrière un ballon.

La Sauvage a écrit:
Je ne suis pas sure que tous les adolescents du monde se sont posés la question de la normalité ou personnalité.. il suffit de passer un peu de temps dans un collège pour s'appercevoir que la majorité ne se pose aucune question et fonce tête baissée dans la brêche du comportement de troupeau. Ça a l'air d'être automatique, on dirait que le système les mène sur cette voie, comme un courrant, ils n'ont qu'à se laisser amener et ils font partie de la norme. Mais si tu veux preserver ta personnalité faut remonter le courrant ou jamais s'y engager (quasiment impossible) c'est très dur d'aller à contre courrant et de devenir un animal solitaire (mais qui sait ce qu'il est) mais le eju en vaut la chandelle. Le comportement en groupe la plupart du temps est foncièrement different du solitaire. Normal, on retrouve le trouveau et on se sent plus fort. Tout seul on ira moins faire des conneries mais il se trouve que tout le système scolaire français encourage cet aspect de groupe. Le travail en groupe est privilégié surtout en primaire, ensuite on vous demande à ce que ce soit du travail personner quand on bosse sur un DS, tu m'étonnes qu'il y a des aides qui circulent! On sort dans la rue, de nouveau le groupement qu'on nous sort sur la table: il faut pas rejeter les noirs, les sero-positifs, les musulmans etc etc. Comment voulez vous qu'on s'y retrouve? Bah on s'y retrouve pas, on prend la voie la plus facile.....
Le souhait des EIP c'est d'être intégrés.. ça revient au groupe et je-ne-sais-plus-qui disait "À plus de 4, on est des co*ns". Elors peut être faudrait-il plutôt viser un respect de la personnalité de chacun, une co-habitation plutôt qu'une fusion..

en même temps, difficile de demander à des mômes entre 10 et 14 ans de tenir un raisonnement autre que la reconnaissance sociale. à cet âge-là, surtout de nos jours, l'apparence et les premières hormones jouent leur rôle. c'est surtout la naïveté qui intervient. l'absence de réflexion ? ben oui, mais en même temps, au collège, on est encore enfant et on devient adolescents, on raisonne encore dans le système du jeu...

une fois au lycée et à la faculté, ce n'est plus du tout la même histoire. enfin, normalement.
on ne sort pas forcément en boîte parce qu'un effet de groupe général abonde dans ce sens. tu as des groupes d'amis qui n'ont pas les mêmes goûts que les autres groupes :tu les considères marginaux dans la société, mais moutons dans leur propre groupe ?
le contre-courant est une réflexion, une idée, mais pas une fin en soi. elle permet de se construire indépendamment du courant sociétal qui veut englober tout le monde, par l'encadrement scolaire, social, familial... mais elle ne permet pas de se construire en terme de relation humaine, de groupe. et ce risque-là, je peux t'assurer que quand tu rentres dans la vie adulte, tu en paies les pots cassés si tu ne te fais pas violence. aussi bien en groupe qu'à deux.

ne confonds pas groupe et communauté, par contre. mais ton raisonnement sur le système scolaire n'est pas mal : le système de travail commun prôné en primaire perd de sa valeur quand turentres au collège, avec l'objectif du brevet et du bac comme compétition où à un moment ou à un autre, tu n'as pas que toi comme seul concurrent.

l'EIP cherche l'intégration. par la normalisation ou par la marginalisation ? c'est justement la question posée. je connais pas mal d'ados, EIP ou non, qui sont devenus marginaux non pas par conviction, mais également pas esprit de groupe. sans se rendre compte que ça tenait pas debout de se mettre à l'écart pour être sur la même lignée que d'autres.

viser le respect plutôt que la fusion ? désolé de te répondre de manière un peu cynique, mais dans un monde de bisounours, ça pourrait probablement se faire. c'est que mon avis et je comprendrais que d'autres ne le partagent pas, mais je dirais qu'il faudrait du respect avant la fusion. ça lui donnerait plus de sens et ça ressemblerait plus à un système de passion que de regroupement sordide.

j'espère avoir été clair Shocked

Cèl a écrit:
Et je suis d'accord avec cette partie. J'ai rien d'autre à dire, je vois pas comment mieux expliquer. J'ai passé mon enfance et le début de mon adolescence à rechercher des plans d'avenir parfaits, à apprendre et comprendre toujours en théorie.. finalement tu fais un bilan de ta vie et tu vois que tu ne sais rien. On ne peut pas parler/critiquer/encourager des choses que l'on a jamais vécu. J'ai peut-être compris de travers ce que tu dis mais bon :)

non non, c'est ça. je dis pas qu'il faut se planter des aiguilles dans la saignée du coude pour comprendre ce que ressent un camé, hein.
je dis que les choses qui font peur sans être dangereuses méritent d'être essayées. quitte à le regretter. d'autres choses nécessitent de baigner dans un environnement particulier pour comprendre (alcool, drogue et violence notamment). après, l'empathie peut aider, mais n'aide pas suffisamment.

Azzia a écrit:
J'ai relu trois fois parce que je comprenais pas tout le texte *d'ailleurs il y a encore des points un peu flous ^^*
Je retiendrais particulièrement ce que tu dis sur l'expérience, j'espère qu'elle aussi m'aiderait à me trouver, car comme dirait DarkCow .

ah ben je vous avais prévenu que j'allais tenter d'être clair Grin

vous ne faites pas, vous êtes tous encore jeunes, vous avez tout le temps de découvrir par vous-même pour mieux comprendre, pour mieux vous comprendre.

et puis il arrivera le moment où vous ferez tout pour vous réconcilier avec vous-même.
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